Le 50ème anniversaire de la Carrera TAG Heuer coïncide avec leur partenariat dans le film « Rush » de Ron Howard’s. En prêtant attention au moindre détail, ce film raconte l’histoire, dans les années 1970, de la rivalité entre le pilote James Hunt de chez McLaren (joué par Chris Hemsworth), flamboyant play-boy, entouré de femmes, et le pilote de Ferrari, Niki Lauda (interprété par Daniel Brühl), un analyste pragmatique, qui trouvait acceptable 20% de risque de mort. Un des détails méticuleux du film montre le logo Heuer sur l’avant de la Ferrari monocoque, sur la tenue de course de Lauda et tout le long du circuit, car vous ne pouvez pas parler de l’histoire de la Formule 1 sans évoquer l’histoire de TAG Heuer.
James Hunt et Niki Lauda avaient développé une compétitivité en symbiose et leur rivalité, a marqué une ère de glamour, d’innovation et de mort. En 1976, la dernière compétition de formule 1, en Allemagne, fut programmée sur Nürburg Ring, un circuit réputé pour sa dangerosité due à l’étroitesse de la piste et à la proximité de la forêt. Avant le départ de la course, il semble qu’une prémonition ait suggéré à Niki Lauda de boycotter la course, mais les autres pilotes votèrent contre cette suggestion et la course eut lieu sous des trombes d’eau. L’issue de cette compétition de formule 1 a été marquée par un crash ignominieux de Lauda qui resta coincé dans sa voiture en flammes sans aucune aide appropriée du personnel du circuit ou encore des pompiers. Sans le courage de ses compagnons pilotes, Lauda aurait péri, et comme il se doit, il porte encore sur son corps les brûlures, qui sont un perpétuel rappel de la notion de risque calculé.
Le film situe la rivalité, au moment crucial du crash, et ensuite relate la détermination de Lauda à reprendre la saison, en dépit de ses blessures. Lauda, ensanglanté et bandé, visiblement souffrant, quitte l’hôpital pour se battre dans ce duel qui l’oppose à James Hunt et sera la dernière course de la saison. Hollywood aime ce genre de spectacle dramatique.
Depuis 1963, la Carrera est synonyme de sport automobile, et cette montre est la star du film : Niki Lauda porte une Carrera Silverstone vintage et James Hunt une Carrera Full Gold vintage. La première Carrera était la noire et blanche « Panda », dotée d’un tachymètre. Son nom provient de la Carrera Panamericana Mexico Road Race (en français la « Pan Am »), une très dure course d’endurance. Jack Heuer dit, « j’ai d’abord entendu parler de cette course Carrera par Pedro Rodriguez aux Twelve Hours of Sebring, où j’étais chronométreur officiel. Lui et son frère Ricardo étaient à l’époque les pilotes d’endurance les plus rapides, les plus chics et les plus courageux. Les entendre parler de cette compétition Carrera, que l’ami de longue date de notre marque, Juan Manuel Fangio avait remporté en 1953, mais qui avait été arrêtée en 1955, après beaucoup d’accidents mortels, fit s’envoler mon imagination. Rien que le son du nom lui-même, élégant, dynamique, facilement prononçable en toutes langues et empli d’émotion. J’ai compris alors que mon nouveau chronographe était l’hommage parfait à cette légende ». Jack Heuer avait fait progresser les chronométrages sportifs sur les bords des pistes, maintenant il fallait une montre pour le pilote. Il comprit qu’il fallait un cadran large avec une excellente lisibilité, un boitier résistant aux chocs et à l’eau capable d’endurer les conditions extrêmes de ce sport ; la Carrera fut la réponse.
En 1969, Heuer travailla avec un consortium d’autres manufacturiers afin de dessiner et de produire le premier chronographe automatique du monde, le Calibre 11 (sans doute surpassant le Zenith El Primero). Ce mouvement utilise le pignon oscillant inventé par Edouard Heuer en 1887. Heuer a mis ce mouvement dans sa Carrera Chromatic (une fusion de « chronograph » et de « automatic »), le Calibre 11, qui se targue d’avoir un régulateur spécial, breveté et excentré, et un bloc spiral mobile. La précision de cette montre correspond aux besoins spécifiques du sport automobile et permet une régulation de pointe.
TAG Heuer a prêté à la production du film, les pièces horlogères de ces années 70, que Jack Heuer avait d’abord développé pour Ferrari, et ces chronomètres, que l’on voit pendant tout le film, furent les premiers à mesurer au 1/1000 èmes de secondes prés. Beaucoup d’écuries, sur la grille, ont suivi et utilisé ses chronomètres. Jean Campiche, à l’époque chronométreur officiel TAG Heuer pour l’écurie Ferrari, décrit : « j’avais la charge de donner des informations sur les temps pendant les entraînements, les qualifications et pendant la course, pas seulement pour les deux voitures Ferrari, mais aussi pour les autres. Je me souviens très bien du jour où Niki Lauda a repris le volant à Monza, en 1976. Par-dessus ses bandages, il portait une cagoule. Après la course, il l’enleva et sa tête était couverte de sang. Au bord de ce circuit, il nous donna la forte sensation que sa volonté n’avait presque pas de limites ». Les deux montres vintages prêtées aux acteurs ainsi que le matériel de chronométrage sont maintenant sous vitrine au TAG Heuer’s Museum à La Chaux-des-Fonds, en Suisse, mais vous pouvez les voir ainsi que cet improbable come back de Lauda, sur un écran argenté.
En 1971, Heuer signa un accord comme chronométreur officiel de Ferrari et chaque pilote arborait un Heuer Chronograph avec son nom et son groupe sanguin gravé sur le boitier. Jack convainquit il Commendatore, Enzo Ferrari, de mettre un large logo Tag Heuer sur le cockpit de ses voitures de Formule 1, jetant ainsi les bases de la mondialisation de la marque Heuer. Heuer est devenu TAG Heuer en 1985 et, ensuite, a rejoint en 1999 le groupe LVMH, et sa remarquable notoriété, non seulement actuellement en Formule 1, mais aussi historiquement lors de Indy 500 et des 24 heures du Mans, lui garantit son association globale avec le sport automobile. En plus, TAG Heuer a sponsorisé des légendes de la Formule 1 : Ayrton Senna, Alain Prost, David Coulthard, Kimi Raïkkönen, Fernando Alonso, Lewis Hamilton et Jenson Button.
Sous-jacent à l’histoire du film, c’est aussi l’histoire de Heuer, et merci à l’œil averti de Ron Howard’s quant aux détails, Heuer y est vraiment omniprésent. Avec le 50ème anniversaire de la Carrera, l’histoire continue. En se souvenant du pignon oscillant crée en 1887 par Edouard Heuer et utilisé dans le calibre 11, TAG Heuer, en 2011, a créé leur premier double mouvement. Cette colonne de roue du mouvement du chronographe est une moderne interprétation du passé, une réplique du calibre 1887, doté d’un pignon breveté qui assiste la colonne de roue pour les fonctions départ, arrêt et remise à zéro de l’aiguille du chronographe. Pour cet anniversaire, ils ont utilisé ce mouvement en 45mm de diamètre dans le TAG Heuer Carrera Calibre 1887, le Jack Heuer 50th, la version anniversaire. Pour voir les 320 composants, les 39 pierres précieuses, le pignon oscillant couplé à une roue de colonnes bleue assortie, vous regardez à travers le dessous du boitier en verre saphir fumé sur lequel est imprimé le blason de Jack Heuer et sa signature.
Le boitier Bull’s Head, avec ses poussoirs et sa couronne sur le dessus, est identique au boitier asymétrique de la Carrera Mikrogirder’s. Le revêtement de la lunette est en carbure de titane noir, le boitier en acier et titane, il y a un tachymètre et un pulsomètre sur le cadran dont le design s’inspire de l’écurie Formule 1 de la Mercedes Vodafone McLaren. L’histoire TAG Heuer et sa reconnaissable Carrera continuent de faire évoluer la vision de Jack Heuer et demeurent une présence largement répandue en Formule 1.
Quelle rivalité nouvelle attendre en Formule 1 ? Quel légendaire pilote montera sur le podium la prochaine fois ? Comment sera, dans le futur, le bolide de Formule 1, aura-t-il un design aérodynamique ou sera-t-il construit avec des matériaux de l’ère spatiale ? Quel que soit le chapitre à venir dans l’histoire de la Formule 1, TAG Heuer et sa Carrera sont prêts à s’atteler à la tâche et de nouveaux films également en préparation.
