La superbe édition 2013 du GPHG - Part #1

La superbe édition 2013 du GPHG – Part #1


par Olivier Müller

Cet article est une traduction en Francais proposée par Daniele Brabant, pour decouvrir l'article original en anglais de Olivier Müller nous vous invitons à cliquer sur le lien suivant

Le 15 Novembre 2013, Genève accueillait d’édition 2013 du Grand Prix de l’Horlogerie de Genève, le GPHG.

Il y a quelques mois, lorsque la Fondation GPHG dévoila les noms de ceux qui auraient la très difficile tâche de récompenser les montres qui seraient présentées comme étant le summum des montres de l’année, il y eut quelques doutes sur leur bilan, et sur leur réelle connaissance en matière de montres. Des bloggeurs côtoyaient des experts, des journalistes, des designers, des collectionneurs, des architectes, et même un procureur de New York ! Tous ces gens entouraient Aurel Bacs, Directeur du département des montres chez Christie’s, un homme très respecté dans l’industrie des montres, considéré comme l’autorité suprême de ce jury, et, le Président de la Confédération Suisse.

Finalement, la sélection effectuée a révélé un extraordinaire équilibre, entre les manufactures et les indépendants, et entre les nouveaux venus et les institutions. L’édition 2013 a probablement été la meilleure de ces deux dernières années.

Des rumeurs ont couru dans Genève disant que cet inhabituel jury serait changé l’an prochain. Certains se sentirent soulagés. Mais quand on regarde le résultat final, on doit admettre que ce jury a fait un extraordinaire travail.

GPHG 2013 : Les institutions restent des institutions

Quand on parle de chronomètres et de montres sportives, c’est le nom de « Zenith » qui arrive en premier depuis presqu’un siècle. Le GPHG 2013 n’a pas fait exception dans l’attribution du prix « montres de sport ». Zenith n’a pas seulement atteint le ciel cette année, mais aussi la stratosphère lorsque Félix Baumgartner a sauté de sa capsule, avec une Primero à son poignet. 44 ans après sa création, ce calibre reste une référence. Le jury a récompensé Zenith pour sa remarquable capacité à durer et à évoluer avec son temps. Pour mémoire, Zenith a déjà remporté 2,333 prix sur les chronomètres en un siècle, et la moitié de son existence !

Zenith El Primero Stratos Flyback Striking 10th

Zenith El Primero Stratos Flyback Striking 10th

Au même niveau, Van Cleef& Arpels ont été récompensés avec le prix de la Complication pour Dames. Qui d’autre aurait pu l’avoir ? Les complications pour les montres de femmes sont un secteur de marché extrêmement sensible, dans lequel presque toutes les marques ont échoué. Il y a presque 5 ans que Van Cleef & Arpels a réinventé ce genre de montres, avec poésie et élégance. Un fois encore, ce prix était mérité, mais il n’y avait presque pas de vrais compétiteurs. Et ce fut quasiment la même chose avec A. Lange & Söhne, qui ont remporté le prix de la Grande Complication, sans réel autre compétiteur puisqu’Audemars Piguet n’avait pas franchi l’étape des sélections.

Chanel était un sérieux challenger, mais étant donné que leur manufacture a déjà remporté un prix l’an dernier (celui des montres pour Dame), le jury aurait pu être tenté de choisir une autre marque. En fait, ses membres ont choisi…Chanel, mais dans une autre catégorie : le prix de la montre Métiers d’Arts ! une grande et élégante façon de souligner le fait que Chanel a su à la perfection faire la part entre montres raffinées et Haute Couture.

GPHG 2013 : les indépendants restent… Indépendants

D’un autre côté, le jury a récompensé beaucoup de fabricants de montres et de marques indépendants. Le plus jeune d’entre eux c’est Habring2 (avec le prix de la « Petite Aiguille ») et Ressence (avec le prix de la « Révélation Horlogère »). Avec chacun leur feeling, leur approche et leur expression, ces deux jeunes marques soufflent un air frais sur Genève.

Ressence Type 3

Ressence Type 3

Si Habring2 rappelle la tradition avec son modèle à 3 aiguilles, Ressence, avec la Ressence Type 3 a complètement réinventé la façon d’afficher le temps. Benoît Mintiens, son fondateur Belge, a créé une montre très pure sans aiguille. Sa seconde création, celle qui a été primée, s’appelle Scaphandrier. Son cadran est complètement immergé dans un milieu liquide, conférant un look& sensation uniques à la montre, presque comme si son propriétaire pouvait toucher le temps.

Enfin et surtout, L’aiguille d’Or a récompensé Girard-Perregaux. Leur manufacture avait révélé, il y a environ deux mois, un phénoménal nouveau système d’échappement constant, qui permet à la montre d’être encore plus précise. Des mots qui ont l’air simples, mais derrière il y a 5 années d’énormes Recherche et Développement. Il est encore trop tôt pour parler de révolution, mais l’Echappement Constant, ouvre des portes qui étaient fermées depuis trois siècles !

Girard-Perregaux Constant Escapement

Girard-Perregaux Constant Escapement

Bio de l'auteur

Articles par Olivier Müller

Contributeur

Olivier Müller est un journaliste professionnel spécialisé en horlogerie. Il partage son temps entre Genève et Paris, ayant fait une douzaine, ou à peu près, de reportages sur des sujets concernant l’horlogerie, dans des magazines ou sur des sites web, en Europe. Il intervient aussi régulièrement lors de différents événements. En 2008,il a montéDelos Communication afin de manager le côté rédactionnel de son travail, couvrant cinq pays européens. Delos Communication fournit également des services de consultant pour la communication dans le domaine de l’horlogerie, en aidant les marques à définir et à mettre en pratique leur stratégie en termes de positionnement, de messages et d’audience. En plus des deux plus grands groupes horlogers, Delos Communication a pour clients une large gamme de marques émergeantes et indépendantes qui, à l’instar des autres, ont envie de promouvoir leur héritage local dans le domaine horloger. 5 personnes travaillent pour son agence, un journaliste, un photographe, un animateur de réseau et un traducteur, tous dotés d’une expertise dans le domaine de l’horlogerie.