L’histoire de la marque Omega

L’histoire de la marque Omega


par Olivier Müller
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Cet article est une traduction en Francais proposée par , pour decouvrir l'article original en anglais de Olivier Müller nous vous invitons à cliquer sur le lien suivant

Si vous portez une Omega, ça pourrait bien être une « Louis Brandt ». Cela peut résonner moins classe, mais, ce fut pendant ses 50 premières années la première appellation d’Omega ! Depuis le début, son fondateur, Louis Brandt, né en 1825, n’eut qu’un objectif : fabriquer des montres de façon industrielle. A l’époque, l’idée était complètement révolutionnaire. Le concept même de « manufacture » était perçu comme l’opposé d’ « horlogerie », et, en un sens les choses n’ont pas beaucoup changé de nos jours.

Louis Brandt

Louis Brandt

C’est pour cette raison que les deux fils du fondateur ne trouvèrent pas de local pour installer leur projet dans le traditionnel Jura, mais à Bienne, où les infrastructures en logistiques et en transports étaient plus modernes. Leur usine employa là-bas 250 personnes et, sur le plan social elle était une avancée par rapport au contexte économique de l’époque (par exemple la durée hebdomadaire de travail était en dessous de 60 heures par semaine, quand le maximum légal autorisé était fixé à 65 heures).

Histoire de la marque Omega : la fabrication industrielle des montres

La toute première série de montres produites par Omega eut lieu en 1895, avec une précision de 30 secondes par jour, et la production, quelques années plus tard, atteignit l’incroyable score de 100.000 pièces par an, produites par 600 employés. Le calibre 19 Omega, qui a donné son nom à la marque, avait été lancé un an auparavant (1894) et il a continué de représenter le tiers de la production 20 ans plus tard, en 1914. Comme la première Guerre Mondiale commençait, le Royal Flying Corps Britannique décida de choisir Omega comme fournisseur officiel de leurs unités de combat, comme le fit l’armée américaine en 1918.

Birtish Air World War II Omega Watch

Birtish Air World War II Omega Watch

Mais la guerre provoqua d’importants troubles sociaux dans toute l’Europe, et Omega, qui s’était toujours tenu à l’écart des conflits sociaux jusqu’alors, dut faire face à sa première grève l’année suivante, en 1919. Malgré des accords syndicaux, Omega resta bloquée par les grèves pendant 3 ans, et, comme à la même époque la grippe espagnole sévit, la production chuta dramatiquement.

Histoire de la marque Omega : la naissance du SSIH, juqu’au Swatch Group

En 1924, Omega dut conclure un accord avec Tissot, donnant naissance à SSIH, Société Suisse pour l’Industrie Horlogère. Ce tandem fut rejoint quelques années plus tard par Lemania. Cette fructueuse association permit à Omega d’attaquer efficacement le segment de marché des chronographes, ce qui lui permit d’être le chronométreur officiel des Jeux Olympiques de Los Angeles en 1932. Aujourd’hui encore le partenariat avec le Comité International des Jeux Olympiques continue.

Omega Official Olympics Timekeeper depuis 1932

Omega Official Olympics Timekeeper depuis 1932

Cependant, la crise économique entre les deux guerres amena Omega à mettre en œuvre de nouvelles méthodes de production, et à faire les premières avancées dans le domaine de l’interopérabilité entre tous les éléments qui constituent une montre. Cela aurait pu encore une fois sauver Omega, quand le début de la deuxième Guerre Mondiale entraîna une brutale diminution de sa production, et en particulier parce que la marque s’appuyait sur les routes et le train pour vendre ses montres partout dans le monde, alors même que ces moyens de communications étaient les cibles principales visées par l’ennemi.

Enfin sortie des troubles engendrés par la guerre en 1945, Omega mit au point de nombreuses innovations, créant en une période relativement courte quelques-uns de ses best-sellers : La Seamaster en 1948, La Constellation en 1952 et La Speedmaster 5 ans plus tard.

Cette intense créativité fut stoppée quelques années plus tard, en 1969, lorsque fut lancée la toute première montre à quartz. Omega dut produire ses propres modèles à quartz mais, pour la seconde fois de son histoire, Omega dut s’associer à d’autres marques pour survivre. Le partenaire s’appelait ASUAG. Combiné avec SSIH, cela a donné naissance au futur géant de la montre, le SMH, qui s’appelle aujourd’hui le Groupe Swatch.

Dorénavant, aidé en cela par le fournisseur du mouvement manufacture ETA, Omega est une des marques leader dans le domaine des montres. Ils ont produit, en 1999 l’échappement co-axial, créé par George Daniels, qui est maintenant utilisé dans la plupart des pièces mécaniques. Ce progrès a permis de prolonger les intervalles d’entretien d’environ 10 ans.

Bio de l'auteur

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Contributeur

Olivier Müller est un journaliste professionnel spécialisé en horlogerie. Il partage son temps entre Genève et Paris, ayant fait une douzaine, ou à peu près, de reportages sur des sujets concernant l’horlogerie, dans des magazines ou sur des sites web, en Europe. Il intervient aussi régulièrement lors de différents événements. En 2008,il a montéDelos Communication afin de manager le côté rédactionnel de son travail, couvrant cinq pays européens. Delos Communication fournit également des services de consultant pour la communication dans le domaine de l’horlogerie, en aidant les marques à définir et à mettre en pratique leur stratégie en termes de positionnement, de messages et d’audience. En plus des deux plus grands groupes horlogers, Delos Communication a pour clients une large gamme de marques émergeantes et indépendantes qui, à l’instar des autres, ont envie de promouvoir leur héritage local dans le domaine horloger. 5 personnes travaillent pour son agence, un journaliste, un photographe, un animateur de réseau et un traducteur, tous dotés d’une expertise dans le domaine de l’horlogerie.