AkriviA Tourbillon Monopusher Chronograph « en mains »

AkriviA Tourbillon Monopusher Chronograph « en mains »


par Eduard Osipov

Cet article est une traduction en Francais proposée par Danièle Brabant, pour decouvrir l'article original en anglais de Eduard Osipov nous vous invitons à cliquer sur le lien suivant

Qui veut parler de précision ? Parce qu’aujourd’hui c’est notre sujet principal – avec le nom d’une nouvelle marque qui n’est pas encore très connue sur le marché, « Akrivia », qui en grec ancien signifie exactitude ou précision et que je vais consacrer une revue entière de «  Hands-On » à leur Tourbillon / Chronographe. Quelques-uns d’entre vous, qui ont peut-être lu ici mon article sur les Tourbillons, savent que c’est une complication qui peut améliorer un peu la précision d’un garde-temps, quoique de façon moins efficace que sur une montre de poche. Comme l’appellation Akrivia évoque la précision, pour s’y conformer, la première montre de la marque explore cette notion en associant deux complications traditionnelles : un tourbillon et un chronographe, les deux visant à rendre le temps plus précis.

AkriviA Tourbillon Monopusher Chronograph - Wristshot

AkriviA Tourbillon Monopusher Chronograph – Wristshot

Je sais que de nos jours il y a dans le domaine des montres beaucoup de nouveaux concurrents sur le marché, beaucoup de montres nouvelles et, parfois, c’est difficile de savoir celles qui méritent qu’on y jette un œil ou pas. Mon instinct me dit que cette montre est vraiment intéressante et j’ai donc décidé de la regarder de plus près, en rencontrant les créateurs de la marque, qui l’ont fait démarrer – Rexhep et Etienne, les deux types qui sont derrière Akrivia ont tous les deux une intense formation horlogère, pour de si jeunes entrepreneurs.

Rexhep Rexhepi

Rexhep Rexhepi

Rexhep Rexhepi en est le cerveau principal ; il a passé 4 ans à travailler et à étudier l’horlogerie chez, excusez du peu, Patek Philippe, la marque connue pour sa perfection technique, un truc énorme. A part ça, Rexhep a aussi collaboré et aidé des horlogers célèbres comme François Paul Journe, sur quelques-unes de ses pièces, vraiment il a appris auprès des meilleurs, comme on peut en juger avec le résultat de la nouvelle Akrivia. Etienne a également aidé au démarrage d’Akrivia et à la création de la première montre, en se servant de ses années passées chez Chopard.

AkriviA Tourbillon Monopusher Chronograph - Wristshot

AkriviA Tourbillon Monopusher Chronograph – Wristshot

Maintenant, essayons d’en savoir un peu plus sur le Tourbillon Chronographe Mono poussoir de chez Akrivia – Il trouve ses racines et son inspiration dans les boitiers classiques et traditionnels ronds, qui sont restés populaires tout au long de l’histoire horlogère, mais avec Akrivia il n’y a pas que ça – le boitier est fait de trente parties métalliques différentes, agencées pour créer un très futuriste et chic design. Ce sentiment vient de la combinaison entre un fini mat un cadran très moderne et un bracelet traditionnel. De façon surprenante, ce mix fonctionne très bien, pas seulement en photos mais aussi dans la réalité et la montre est plus petite qu’elle ne parait ; ce n’est pas un autre monstre surdimensionné, même avec un diamètre de 43mm.

AkriviA Tourbillon Monopusher Chronograph - Wristshot

AkriviA Tourbillon Monopusher Chronograph – Wristshot

Maintenant que nous avons commencé à parler du cadran, c’est une tout autre question. D’abord, le mouvement de cette montre a été conçu et dessiné par Rexhep et ses amis, eux aussi installés à Genève, la ville natale d’Akrivia. Ce qu’il y a d’intéressant à son sujet c’est la combinaison entre un tourbillon, embrayage roue à colonne, fait maison (gravé de la lettre A) et un chronographe mono-poussoir. Les mono poussoirs, qui servent en appuyant dessus, à activer les fonctions marche, arrêt et remise à zéro d’un chronographe sont rarement visibles sur le cadran, ils sont généralement cachés, contrairement à ce modèle. Cela confère à la montre un look très sympa lorsque le chrono est en marche, car vous pouvez voir le mécanisme fonctionner et même ses interactions avec la cage du tourbillon !

AkriviA Tourbillon Monopusher Chronograph - Wristshot

AkriviA Tourbillon Monopusher Chronograph – Wristshot

Le tourbillon (que personnellement je trouve très impressionnant dans cette montre) est en titane et en acier, il pèse 0,45 grammes, et il fait 60 rotations par seconde, en repositionnant l’aiguille principale des secondes. Cette idée me plait, car un chrono des secondes n’a pas besoin d’être une aiguille gigantesque qui flotte dans un grand cadran, qu’on peut facilement la décaler, sans qu’il soit besoin de la mixer avec les secondes. Les minutes du chrono sont situées à 2 heures dans un autre guichet, comptant chaque 30 minute. Et, quand vous actionnez le poussoir, vous pouvez, à 12H et à 4 heures voir le mouvement, car ces parties- là du cadran en PVD noir sont squelettées.

AkriviA Tourbillon Monopusher Chronograph - Wristshot

AkriviA Tourbillon Monopusher Chronograph – Wristshot

A 9h, vous avez l’indication de réserve de marche de la montre, qui peut durer 100 heures, permettant à la fonction chronographe de durer 72 heures. A la fin, la montre est à la fois chic et fonctionnelle, quoique pour être honnête, je dois dire que je ne suis fan que de chronographes squelette, car je peux voir le mouvement en action, sinon je ne pense pas qu’une fonction chronographe soit utile dans notre quotidien, à moins que vous ne soyez un athlète (mais pourquoi un athlète achèterait-il un tourbillon, avec un bracelet en cuir ?). Cela mis à part, la montre est géniale et très confortable au poignet.

AkriviA Tourbillon Monopusher Chronograph - Wristshot

AkriviA Tourbillon Monopusher Chronograph – Wristshot

Pour en revenir à la montre, elle est, à mon avis, un peu moins impressionnante, bien qu’elle soit dotée de mes finitions préférées – les Côtes de Genève, et qu’elle laisse apparaître les parties du remontage manuel. Sur la partie inférieure du dessous du boitier, vous pouvez également voir le nom de la marque gravé à la main, et, juste à côté, le numéro de la montre (que tout acheteur peut demander). Jusqu’à maintenant, le modèle existait en acier inoxydable, après la Salon Q P de cette année (les 7 et 8 novembre) Akrivia a présenté une version en or rose 18 carats, qui est à mon avis plus attrayante et plus chic, même si pour certains l’or est « too much » et qu’ils ont préféré la version originale.

AkriviA Tourbillon Monopusher Chronograph - Caseback

AkriviA Tourbillon Monopusher Chronograph – Caseback

Le modèle en acier, quoique toujours produit, sera une édition limitée à 10 pièces, au prix de 160,000 CHF, et on attend toujours le prix de la version en or rouge, mais on estime qu’il sera de l’ordre d’au moins 200,000. Bon, eh bien je sais ce que vous êtes en train de penser, – le prix est élevé, mais à dire vrai, chaque produit à sa cible. Akrivia n’est pas excessivement ambitieux, ils vont se contenter de faire 10 pièces, et pour une petite entreprise comme la leur, ça leur coûte beaucoup plus de fabriquer leur propre mouvement que ça ne coûte à des plus grosses manufactures. Aussi, en un sens, je peux comprendre leur stratégie de prix.

Merci d’avoir lu ma revue sur le Tourbillon Chronographe Mono-poussoir de chez AKRIVIA ; j’espère que vous l’avez appréciée, et la montre aussi. Ça serait réellement intéressant de savoir ce que vous en pensez, à travers vos commentaires !

Bio de l'auteur

Articles par Eduard Osipov

Contributeur

Eduard Osipov est un passionné de montres et un invétéré fan de fabricants indépendants. Il a fini par écrire sur les montres et les photographier, tout cela étant le résultat de son amour et de son appréciation pour l’industrie et le savoir-faire horloger, de cette façon, il veut divulguer à d’autres personnes la possibilité de découvrir le monde de la haute horlogerie. Vous pouvez voir son travail sur WatchAnish.com, également sur Instagram (@MrWatchguide) et sur la prochaine version en russe du magazine Haute Time.