Cet article est une traduction en Francais proposée par Danièle Brabant, pour decouvrir l'article original en anglais de Olivier Müller nous vous invitons à cliquer sur le lien suivant
La Grande Bretagne, La France et la Suisse sont les Trois Grandes, les plus importantes nations dans le monde de l’horlogerie. Cela remonte à l’âge d’or de la Haute Horlogerie, une époque où les horlogers naissaient en Suisse, ouvraient leurs manufactures en France, et vendaient leurs montres à Londres et à Versailles. Il n’y avait pas de frontières mais une constante « émulation » entre d’extrêmement talentueux horlogers, et peu importait qu’ils soient de Paris, de Londres ou de La Chaux-de-Fonds.
Bien sûr, chacun de ces pays avait sa façon de faire. La Suisse s’était emparée du destin que nous lui connaissons dans le domaine de la construction et dans celui de la manufacture. La France et Versailles étaient les endroits où les exceptionnelles créations Suisses connaissaient la gloire qu’elles méritaient, tandis que Londres ouvrait les portes au commerce international, avec des points de vente dans le monde entier, grâce à la supériorité de sa Marine Royale sur tous les océans.
Aujourd’hui, ces trois nations ont suivi leur propre chemin, mais le cas de la France est particulièrement intéressant en 2013. La région qui jouxte la Suisse, dans le Jura Français, s’appelle la Franche-Comté. Sa principale ville est Besançon. Et dans Besançon, nous assistons à une véritable et espérée renaissance de l’horlogerie Française. Vous voulez des exemples ? En moins d’un an, les plus importantes marques horlogères de luxe se sont implantées là-bas. Elles s’appellent Cartier, Hermès, Breitling, Leroy. Et bien d’autres encore.
Les montres Françaises – leçons d’histoire
La France a appris – à ses dépens- qu’elle ne pouvait pas concurrencer la Suisse. Certains ont bien essayé, c’était en 1973 et ils s’appelaient LIP, une grande entreprise locale qui a dû fermer avec un impact énorme sur la population locale, et sur les mentalités. Néanmoins, les gens ont gardé à l’esprit que, quoiqu’en dise la Suisse, une entreprise horlogère marche surtout si elle repose sur de solides capacités industrielles. Avec cela à l’esprit, des entrepreneurs locaux ont créé non pas des marques, mais des entreprises locales, qui ont gardé vivants un tissu économique et un réseau, avec des talents et les « métiers d’art », qui ont traversé les décennies.
De nos jours, quelques marques capitalisent sur ces atouts pour relancer la production de montres. C’est le cas de Dodane 1857. La marque familiale produit 700 unités de montres militaires de Type 21 et de Type 23, parmi les meilleures.
C’est aussi le cas de Pequignet. Après une dure décennie, la manufacture est maintenant la propriété d’un habile business man, Laurent Katz, qui a décidé d’acquérir le plus important de ce trésor méconnu, Pequignet, créé il y a 40 ans. La maison possède déjà son propre calibre, le Calibre Royal. Pequignet fournit 100% de montres fait maison et équipées d’un calibre révolutionnaire à environ 8,000 euros.
Enfin et surtout, les Ateliers L Leroy. Leroy est l’un des plus célèbres fabricants de tous les temps, de chronomètres pour la Marine. Il fut aussi le créateur de la Leroy 01, qui est restée pendant des décennies la montre la plus compliquée du monde. Aujourd’hui, L. Leroy revit de nouveau, propriété du Groupe Festina. Il est toujours installé en France, près de Besançon. Et devinez quoi ? La semaine dernière, L. Leroy a remporté le prix du Concours International de Chronométrie, qui a lieu tous les deux ans. C’était dans la catégorie « Tourbillons ». Et Leroy a gagné en tant que la montre la plus précise. Tout ça contre 15 concurrents, incluant des Allemands et… 14 Suisses. Est-ce que j’en ai assez dit ?













