Aujourd’hui, certaines marques ont dévoilé des articles technologiques qui seront exposés à Baselworld. Ils ne sont pas tous nouveaux, mais sont intéressants tout de même. Girard-Perregaux, premièrement, avec sa Constant Escapement. Grâce à cette innovation, protégée par trois brevets, l’Escapement fournit une énergie constante au régulateur, quel que soit le niveau d’énergie qu’il reste dans le barillet, afin d’assurer une parfaite régularité – et ainsi une précision optimale – de la montre.
Pour faire face au défi de la force constante qui a depuis toujours préoccupé les horlogers, l’Escapement a été dotée d’un équipement intermédiaire pourvu d’une lame cerclée de silicone six fois plus fine qu’un cheveu humain. La lame stocke l’énergie en étant fléchie de façon répétée à un point aussi proche que possible de son état instable ou point de flambage, avant de rendre exactement la même quantité d’énergie à chaque fois et en recommençant ensuite inlassablement depuis le début. Girard-Perregaux présente une version en or rose en 2014.
Vient ensuite Maurice Lacroix, avec un article très surprenant, très proche de la Breguet Spirit ! Maurice Lacroix adore défier les conventions. Sa nouvelle Masterpiece Gravity est un exemple parfait de cette attitude, car c’est la première montre équipée d’un assortiment – balancier spiral, levier et roue d’échappement – entièrement fait de silicone. Trois fois plus léger que l’acier, ce matériau est aussi plus précis, moins énergivore et ne nécessite aucun lubrifiant. Comme l’oscillateur, cette innovation est clairement visible au sein d’une composition esthétique contemporaine accentuée par un cadran heures et minutes décentré, ainsi que de petites secondes provoquant des effets de profondeur fascinants.
Ensuite, la marque très mystérieuse Franc Vila, avec un mouvement squelettisé. Construit et enchâssé totalement en suspension, le calibre est stabilisé par un habile système de ressorts. Semblant léviter dans une structure sans cadran, la montre attire l’oeil de celui qui la regarde et l’entraîne dans une exploration mécanique fascinante qui transpire l’expertise des plus fins maîtres horlogers.
Ces articles vous font rêver mais le budget reste la limite ? Pas de problème, Epos est là. Le dernier opus de leur collection Œuvre d’Art, cette pièce, rassemble différents aspects de l’horlogerie dans lesquels la marque travaille depuis près d’un siècle. Cette ingénieuse et fascinante Reference 3419 peut se porter comme montre de poche, comme montre au poignet ou bien l’heure peut être complètement cachée. Elle est proposée en série limitée de 222 pièces pour chaque rendu de cadran – gris foncé, bleu ou argent. Son coeur bat grâce à un calibre Unitas 6498 semi-squelettisé. La beauté des finitions du mouvement se voit à travers le fond du boîtier transparent, alors qu’un avant-goût de ces merveilles mécaniques est donné du côté du cadran, par une ouverture qui révèle la roue balancier à 8 heures. Le prix ne devrait pas excéder 2,000 CHF.
Dernière information, mais pas la moindre, en dépit de la proposition d’Epos, si le budget reste un problème, alors passez à Tf. Est 1968. La marque se définit par le mouvement et un esprit fun. Elle vient d’apporter une nouvelle touche à ses fameux boutons de manchette inspirés par les montres. Cette fois, tout est visible grâce à un tube en verre PPMA avec traitement saphir, conçu pour résister aux rayures et toute autre forme d’agression. Il laisse voir des fragments d’un authentique mouvement de montre, monté verticalement à l’intérieur du tube. Après tout, le vertical a le vent en poupe ! De qualité allemande, la fermeture à clip est stable, avec un clic franc rassurant. Les courbes fluides polies respectent les standards du luxe les plus stricts, que ce soit pour une chemise d’homme ou un chemisier de femme. Le modèle est proposé en PVD acier, plaqué or rose et noir.
