L’horloger de luxe De Bethune a dévoilé cette année à Baselworld une nouvelle montre à couper le souffle sous la forme de la DB29 Maxichrono Tourbillon. D’un grand raffinement dans tous ses aspects, la De Bethune DB29 Maxichrono Tourbillon a été saluée par les médias et amateurs pour sa construction complexe et son design élégant.
Il y avait un seul petit inconvénient : à la DB29 Maxichrono Tourbillon est attachée une étiquette affichant un prix de 270,000 CHF, taxes en sus (soit environ 307,000 USD HT) et De Bethune en fabriquera un maximum de 20 pièces cette année.
Maintenant, pour la plupart d’entre nous, simples mortels, l’idée de ne jamais obtenir cette pièce d’exception – et vous pouvez me croire quand je dis qu’elle est vraiment exceptionnelle – semble complètement en dehors du domaine du possible. Même en supposant que vous avez de l’argent, je parierais volontiers qu’il y a déjà une liste d’attente suffisamment longue due à l’excitation que suscite cette pièce.
Un point positif cependant : il existe une alternative un peu moins compliquée (et donc moins chère) qui devient de plus en plus attrayante si vous contemplez ce qui est écrit ci-dessus. Je fais bien sûr référence à la DB28 Maxichrono.
De Bethune DB28 Maxichrono
À première vue, vous pourriez être pardonné de penser que l’un des horlogers de De Bethune ne faisait pas vraiment attention et a distraitement assemblé une DB29 Maxichrono Tourbillon dans un boîtier de DB28. Mais, heureusement, ce n’est pas ce qui s’est passé et, d’ailleurs, quiconque connaissant tout à propos de De Bethune vous dira que les maîtres artisans de l’entreprise sont toujours à 100% concentrés sur la tâche à accomplir : fabriquer des montres, après tout, c’est la passion de leur vie.
Non, la De Bethune DB28 Maxichrono a beau partager le même design de cadran qui rend son aînée, la DB29, si désirable, mais c’est à peu près là où s’arrêtent les similitudes. C’est une montre complètement différente avec un mouvement différent et qui, comme son nom l’indique, n’est pas équipée d’un tourbillon.
Ce dont elle ne dispose cependant, c’est du système d’embrayage absolu, un brevet déposé par De Bethune. C’est le résultat de sept années de recherche et de développement et la société a récemment déposé une demande de brevet portant le n ° CH00076/14 pour le mécanisme du chronographe.
Selon la marque, cet embrayage absolu spécialement développé vise à améliorer la performance des chronographes en corrigeant les défauts identifiés dans les mécanismes actuels. Pour ce faire, ce mécanisme possède la plupart des avantages des systèmes d’embrayage horizontal et vertical, tout en éliminant leurs défauts.
Selon De Bethune, il bénéficie donc d’une réduction marquée de la friction qui affecte le mouvement, à la fois lorsque le chronographe est en marche mais également quand il fonctionne sans que le chronographe soit enclenché. L’embrayage absolu fonctionne dans un système engageant les deux méthodes traditionnelles d’embrayage, afin de permettre aux différents compteurs de chronographe de fonctionner de façon semi-autonome:
- Les secondes du chronographe sont régies par le nouveau système d’embrayage absolu ;
- Le compteur des minutes est contrôlé par un pignon oscillant ;
- Le compteur d’heures est enclenché par un embrayage horizontal.
Trois différents types d’embrayage derrière trois systèmes semi-indépendants commandés par trois roues à colonnes régissent donc les différents compteurs de temps écoulé du chronographe.
De Bethune DB28 Maxichrono – Facile à lire
Retour sur le côté cadran où tout se traduit par un affichage du chronographe très précis et très facile à lire. Comme vous pouvez le voir, il y a cinq aiguilles centrales différentes traversant le cadran à tout moment. Deux sont là pour indiquer les heures et les minutes, tandis que les trois autres servent de compteurs de temps écoulé.
En partant de l’extérieur du cadran, vous pourrez découvrir en chemin des anneaux séparés afin de mesurer des intervalles de 60 secondes écoulées, de 60 minutes et enfin un anneau central capable de suivre avec précision jusqu’à 24 heures de temps écoulé.
Selon De Bethune, les aiguilles du chronographe central de la De Bethune DB28 Maxichrono sont montées sur des roues coaxiales empilées, un système complexe qui nécessite une réelle expertise technique pour le réaliser. Même si elle peut sembler un peu déroutante au début, De Bethune a mis au point une façon intelligente de vous aider à distinguer quelles aiguilles servent pour quelle fonction.
Pour commencer, les deux aiguilles en charge d’indiquer les heures et les minutes ont été conçues et finies dans un acier oxydé noir poli. Tandis que les indicateurs du chronographe sont fabriqués à partir d’acier bleui à la flamme, à l’exception du compteur des minutes qui est en or rose.
En complément de cette conception intelligente vient l’emploi de chiffres clairs, faciles à lire qui donnent à la montre un tour résolument moderne. Ceci est encore accentué par le style futuriste du cadran breveté de la DB28, qui dispose de pattes montées sur ressorts qui s’adaptent précisément à la forme du poignet et de ses mouvements.
Comme vous pouvez le voir sur les photos, la De Bethune DB28 Maxichrono est confortablement installée sur le poignet, le boîtier en or rose contrastant joliment avec le noir des pattes mobiles en zirconium oxydé poli à la main. Et le mieux dans tout cela : la montre tout entière est contrôlée par la couronne monopoussoir placée à 12 heures.
Sur la face arrière, le dos du boîtier serti de saphirs laisse apparaître les rouages du calibre de remontage DB2030 au travail. Comme je l’ai déjà dit, elle ne dispose pas d’un tourbillon comme son aînée, mais elle offre un double barillet autorégulateur capable de fournir une impressionnante réserve de marche de cinq jours. Comme on peut s’y attendre, le mouvement a été simplement mais expertement fini.
La De Bethune DB28 Maxichrono est montée sur un bracelet en cuir souple et sera en vente au prix de 160,000 CHF, taxes en sus (soit environ 189,000 USD). Ce n’est pas encore la petite monnaie qu’on a dans sa poche, et ce quel que soit effort d’imagination que l’on puisse produire, mais elle est toutefois un peu plus accessible que l’édition DB29 Tourbillon. Du moins, c’est ce que je me dis de toute façon !
