La IWC Portuguese ; un modèle dont la création est attribuée à deux marchands Portugais. Alors que dans les années 1930 le Portugal n’est plus une grande puissance et que son rôle sur le monde des océans n’est plus prépondérant, dans les veines des Portugais coule encore le sang du grand maître des océans, Fernao de Magalhaes –plus connu sous le nom de Magellan- pour citer le plus illustre.
La IWC Portuguese – les débuts et les premières années
C’est dans les années 1930 que l’idée de la IWC Portuguese s’est formée, lorsque deux hommes d’affaires Portugais, appelés Rodrigues et Teixeira ont frappé à la porte de la manufacture de Schaffhausen et passé commande d’une montre bracelet ayant les mêmes qualités qu’un chronomètre de bord – haute précision et excellente lisibilité.
A l’époque la seule façon dont IWC pouvait satisfaire cette demande était d’utiliser comme base une montre de poche. Aussi les maîtres horlogers d’IWC prirent le calibre 74, avec son mouvement monté sur un pont et le détournèrent de son but initial, pour en faire une montre bracelet. En 1939, la montre qui en résultat (référence 325), avec un boitier de 43mm de diamètre, la première Portuguese à l’époque, était complètement différente du style en vigueur qui était des montres petites – environ 10mm de moins- dans un style Art Déco. Ce fut aussi la première montre bracelet à utiliser un mouvement de montre de poche, et c’est l’ancêtre des montres actuelles au diamètre plus large.
Les éléments clés du design de la Portuguese furent un cadran aérodynamique avec des chiffres Arabes, une lunette très fine qui contribuait à faire que la montre ait l’air encore plus large, des aiguilles en forme de feuilles ( « feuilles de sauge ») et un large sous cadran à 6 heures, pour les secondes. Le design de la Portuguese a une élégance sans concession et des dimensions généreuses, elle a une lunette fine, des aiguilles feuilles et un grand sous cadran pour les secondes, à 6 heures.
Durant les années 1940 et 1950, la plupart des Portugueses produites utilisaient le calibre 98 qui avait évolué à partir de l’originel Calibre 74. La Portuguese était toujours en production dans les années 70 et 80, utilisant le Calibre 982, qui était équipé d’une protection contre les chocs.
La IWC Portuguese – Déclin et renaissance
Néanmoins, dans les années 1990, la Portuguese semblait sur le déclin et ce fut seulement une heureuse coïncidence, qui vit sa renaissance.
Un client qui visitait la marque à l’époque portait la Portuguese originelle référence 325 et, selon Kurt Klaus, pionnier de plusieurs complications importantes chez IWC, il déclara que « c’est une montre si exceptionnellement belle ; nous devrions la fabriquer à nouveau ». Ainsi la Portuguese est revenue sur le devant de la scène en 1993, avec une série spéciale célébrant le 125 ème anniversaire de l’usine : la Portuguese Réf 5441. De cette référence, on produisit au total 1750 Pièces : 1000 en acier inoxydable, 500 en or rose et 250 en platine.
Depuis lors, la gamme s’est élargie de plusieurs modèles (chrono, tourbillon, calendrier perpétuel, etc.). Tous ayant en commun les codes de design sans concession du modèle originel. 1995 a vu la sortie de la première Portuguese Minute Repeater référence 5240, en édition limitée de 555 pièces, avec 250 en or rose, 250 en or jaune et 50 en platine. En 1996 est sortie la Portuguese Chronograph Rattrapante, référence 3712, suivie sous la référence 3714, d’une version chronographe automatique qui est devenue la montre IWC qui a remporté le plus de succès.
Dans le cadre de la collection Vintage IWC 2008, IWC a sorti un modèle Portuguese à remontage manuel qui rappelait beaucoup le modèle originel de 1939, si ce n’est les aspects techniques. Ensuite, en 2010, pour la première fois dans un boitier de Portuguese, il y eut une Grande Complication. Ce fut une prouesse technique, avec minute repeater, chronographe et, la plus difficile des complications, un calendrier perpétuel, qui est programmé au-delà de 2499.
Le boitier de 45 mm était disponible en or rouge ou en platine et avec un équipement qui rappelle les origines de la première Portuguese, à savoir la gravure d’un sextant sur le fond, une évocation de la navigation maritime. Plus récemment, en 2011, IWC a sorti, après 10 ans de développements, la Portuguese Sidérale Scafusia qui est « la montre mécanique la plus exclusive et la plus compliquée, jamais fabriquée par IWC ». Depuis ses modestes débuts, il est difficile d’imaginer que la montre qui a commencé comme une modification d’une montre de poche, allait atteindre de tels sommets techniques. Sortie en 1939, aujourd’hui la IWC Portuguese n’est pas seulement la plus populaire d’IWC, mais aussi la montre IWC la plus identifiable.
