Cet article est une traduction en Francais proposée par Danièle Brabant, pour decouvrir l'article original en anglais de Olivier Müller nous vous invitons à cliquer sur le lien suivant
Janvier n’est désormais plus très loin. Mais, c’est un fait : les fana de montres ne font pas attention à décembre et à Noël : ils prêtent juste attention à janvier et à son Salon International de la Haute Horlogerie ! Avant que la prochaine édition n’ouvre ses portes dans deux mois, jetons un œil sur ce que vient de révéler Cartier, et qui concerne son best-seller d’un autre âge, La Tortue.
Cartier Tortue Worldtime : retour sur un best-seller
C’est une super bonne idée que Cartier s’intéresse à nouveau à sa Tortue. Depuis assez longtemps, la marque s’est focalisée sur son Tourbillon, spécialement sur celui baptisé le Mystérieux. C’était une étape nécessaire, le temps pour Cartier que le monde entier reconnaisse son savoir-faire et ses compétences. Ce travail effectué, Cartier revient sur ses pièces horlogères historiques. Le SIHH sera l’endroit où l’on pourra à nouveau admirer quelques bons vieux garde-temps comme le Crash ou, comme c’est le cas pour nous aujourd’hui, The Turtle, en français : La Tortue.
Comme son nom le sous-estime, La Tortue est une montre à plusieurs fuseaux horaires, dédiées à ceux qui parcourent le monde. Leur priorité est d’avoir l’heure du lieu où ils se rendent, sans pour autant perdre la trace de l’heure qui était la leur à leur point de départ, et, par-dessus tout, de pouvoir avoir cette information sans avoir à faire toute une série de manipulations compliquées. A ce petit jeu, la montre La Tortue, à plusieurs fuseaux horaires est une pièce horlogère imposante qui ne dévoile que discrètement sa sophistication.
Cartier Tortue Worldtime : promenons-nous du côté de La Tortue
A première vue, cette montre n’affiche pas de façon ostensible ses forces.
La Tortue fait partie de la famille des montres « World Time ». Sur son cadran, un disque mobile porte les noms des principales villes qui, chacune, représente un fuseau horaire. Mais dans le but d’alléger le design du côté face de la montre, Cartier a choisi de faire apparaître ces noms dans une petite fenêtre sur le côté.
Afin d’éviter toute gymnastique mentale, l’heure de l’endroit où l’on se situe est clairement affichée au moyen des aiguilles principales. L’heure du point de départ est indiquée dans une semi-circulaire ouverture située dans la moitié inférieure du cadran, au moyen d’une aiguille jour/nuit incorporant des symboles pour le soleil et pour la lune. Ce mécanisme est contrôlé par un bouton situé à 2 heures, qui permet à celui qui porte la montre, de voir l’heure sur les 24 fuseaux horaires, dans les villes qui correspondent généralement à ces fuseaux horaires. Enfin et surtout, le calibre tient compte du changement d’horaire en été et en hiver, dans tous les pays. Cela est indiqué sur une autre échelle, afin que les fuseaux horaires soient corrects pendant les 7 mois que dure l’heure d’été.
Cartier Tortue Worldtime : de bonnes idées, mais…
L’ensemble du système est alimenté par le calibre 9914MC, ce qui signifie par conséquent, plein de bonnes idées. Il intègre le kit complet d’informations dont tout voyageur a besoin. On ne voit pas assez, en Haute Horlogerie, cette ouverture sur le côté, et c’est une bonne idée de la part de Cartier, d’en avoir doté sa Tortue.
Cependant, le disque latéral sur lequel sont inscrites les villes semble trop éloigné du boitier : trop près du mouvement, trop loin de l’ouverture. En outre, les indications placées de chaque côté auraient été plus élégantes si elles avaient été gravées au lieu d’être juste écrites. Dernier inconvénient de la Tortue : ses dimensions 51X 45,6mm. Une sorte d’énorme tortue !













